Flugvorbereitung bei der Möglichkeit von Gewittern
Préparation des vols en cas de risque d’orage

25.05.2018
Bild: © World Meteorological Organization WMO, Cloud Atlas

Kaum werden die Tage wieder länger und die Sonneneinstrahlung intensiver, bilden sich da und dort wieder die ersten Gewitter. Wir reden hier von den sogenannten thermischen Gewittern, die meist erst in den Nachmittagsstunden und sehr lokal auftreten. Dies im Gegensatz zu den Fronten-Gewittern, welche ganzjährig auftreten können und grossräumig das Land überziehen. Der zweite Fall kann heutzutage aufgrund von Geschwindigkeit und Bewegungsrichtung sehr genau prognostiziert werden. Thermische Gewitter hingegen können weit ungenauer prognostiziert werden. Die Tatsache, dass sich diese am Ort des Auftretens entwickeln, macht es den Prognostikern nicht leicht, den genauen Zeitpunkt und Ort des Geschehens vorherzusagen. Es sind einige Faktoren, welche die Entwicklung eines sogenannten Cumulonimbus (CB) begünstigen, und die lokal sehr unterschiedlich ausgeprägt sein können. So spielen neben der allgemeinen Wetterlage (eine tiefe Druckverteilung ist die beste Voraussetzung; nur schwache Höhenwinde, keine Wolken und keine Inversion) auch die Temperatur- und die Feuchtigkeitskurve, und vor allem auch die Topografie und die Beschaffenheit des Untergrunds eine grosse Rolle.

Für Piloten und Pilotinnen gibt es deshalb in Sachen Wetter einiges zu beachten. Gerade Wolken, die sich rasch bilden und die damit verbunden Sichtverschlechterung können gefährlich sein. Auch bei starkem Niederschlag mit Scherwinden bis hin zu Downbursts oder Hagel – der auch ausserhalb der Wolken niedergehen kann – ist Vorsicht geboten. Falls die Wolke durchflogen wird, können auch Vereisung, Turbulenzen, Hagelschlag oder Blendung durch Blitze auftreten. Ein ganz besonderes Augenmerk muss zudem auf Turbulenzen oder Scherwinde (Windshears) gelegt werden, die bis 30 km vor dem Aufzugsgebiet der Wolke auftreten können. Verursacht werden diese, da warme Luft ein- und gleichzeitig kalte Luft aus der Wolke ausfliesst. Dies kann zu sehr starken entgegengesetzten Winden in der horizontalen Ebene führen (Böenlinie/Gustfront).

Gewitter sollten deshalb immer grossräumig umflogen werden. Dazu gibt es auch folgende Daumenregeln:

  • Aufzugsgebiet: 20 NM Abstand zum Cumulonimbus
  • Rückseite: pro Knoten Windgeschwindigkeit 1 NM Abstand
  • Über dem CB: pro 10 Knoten einen vertikalen Abstand von 1’000ft einhalten
  • Wegen herausfallender Hagelkörner nie unter dem Amboss der Wolke hindurchfliegen

Ein zuverlässiger Indikator für konvektive Gewitter sind die sogenannten Altocumulus castellanus Wolken. Dieselassen auf eine instabile Atmosphäre schliessen, in der sich innerhalb von 24 Stunden Cumulonimbi entwickeln können.

Das A und O um nicht in eine gefährliche Situation zu kommen, ist eine seriöse Flugvorbereitung. Glücklicherweise müssen Piloten kein Emmagramm lesen und analysieren können, um allfällige Überentwicklungen vorherzusagen. MeteoSchweiz publiziert verschiedene Produkte, welche vor Gewitter warnen. Diese sind online verfügbar: (http://www.skybriefing.comoder www.flugwetter.de):

 

Image: © World Meteorological Organization WMO, Cloud Atlas

Dès que les jours rallongent et que le rayonnement solaire s’intensifie, les premiers orages ne tardent pas à éclater ici ou là. Ce sont les orages de chaleur qui surviennent en général l’après-midi et ont un caractère très local. À l’inverse des orages de chaleur, les orages frontaux peuvent se produire toute l’année et balayer de vastes régions. De nos jours, ces orages peuvent être prédits avec exactitude sur la base de la vitesse et de la direction des cellules orageuses. Tout le contraire des orages de chaleur qui sont malaisés à prévoir avec exactitude du fait de leur caractère éminemment local. On sait cependant que certains facteurs, dont l’ampleur varie fortement d’un endroit à l’autre, favorisent la formation de nuages de type cumulonimbus (CB). Outre la situation météorologique générale (une situation de basse pression est la condition la plus propice au développement d’orages ; de faibles vents d’altitude, pas de nuage et pas d’inversion), la température et le taux d’humidité et surtout la topographie et les caractéristiques du sous-sol jouent un rôle important.

Les pilotes doivent donc bien observer le ciel. En particulier les nuages qui se forment rapidement et réduisent la visibilité peuvent être source de danger. La prudence est également de mise en cas de fortes précipitations accompagnées de cisaillements de vent, de rabattants voire de grêle – qui peut même tomber à l’écart des nuages. En vol dans les nuages, le pilote s’expose au givre, aux turbulences, à la grêle ou à des éblouissements dus aux éclairs. Il convient de porter une attention particulière aux turbulences ou aux cisaillements de vent (windshears) qui peuvent apparaître à 30 km du lieu où s’élèvent les nuages. Ces phénomènes sont causés par l’écoulement simultané d’air froid et d’air chaud du nuage. Il peut en résulter de violents vents horizontaux (ligne de rafale).

Il est donc conseillé aux pilotes de toujours contourner les zones orageuses à bonne distance :

  • Zone de courants ascendants : distance de 20 NM par rapport au cumulonimbus
  • Traîne : 1 NM de distance par nœud de vitesse du vent
  • Au-dessus des CB : conserver une distance verticale de 1000 pieds par incrément de 10 nœuds
  • En raison du risque de grêle, ne jamais voler sous l’enclume d’un nuage

Les nuages de type altocumulus castellanus sont un indicateur fiable de l’imminence d’orages de convection (https://cloudatlas.wmo.int/images/original/4774_main_altocumulus-castellanus-and-cirrostratus-cumulonimbgenitus_clouds.jpg). Ils sont le signe d’une atmosphère instable qui peut donner lieu en 24 heures à la formation de cumulonimbus.

Une préparation rigoureuse constitue le b.a.-ba des vols sans histoire. Heureusement, nul n’est besoin de savoir lire ou analyser un émagramme pour connaître la situation météorologique. MétéoSuisse publie plusieurs alertes orage sous différentes formes, lesquelles sont accessibles en ligne (www.skybriefing.com ou www.flugwetter.de) :

  • Prévisions aéronautiques : les avis d’orage figurent à la rubrique « Dangers »
  • TAF des aérodromes les plus proches : repérer les abréviations TCU (Towering cumulus), CB (Cumulonimbus) ou TS (Thunderstorm) mentionnées dans les TAF
  • LLSWC (Low Level Significant Weather Chart Alps) : repérer le symbole des orages (cf. également la brochure à cet effet)
  • Alptherm/Toptherm (uniquement sous flugwetter.de) : le site fournit des prévisions sur le sommet des CB

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