Fliegen im Gebirge: Wenn der Talwind zum Bergwind wird
Vol en montagne : quand la brise de vallée se mue en brise de montagne

15.09.2017
Das Fliegen in den Alpen ist etwas vom Schönsten, das es in der Fliegerei gibt. Doch das Wetter kann uns da schnell mal einen Strich durch die Rechnung machen, und das sogar dann, wenn „blue sky“ vorherrscht! Wir sprechen im Folgenden also nicht von schlechter Sicht, tiefer Bewölkung oder gar Gewittern, sondern von der eher unsichtbaren meteorologischen Gefahr, nämlich den Winden.

Aus den Lehrbüchern kennen wir die Hangwindzirkulation: die Sonne bescheint einen Hang, der sich und die Luft darüber erwärmt, die folglich aufsteigt und Luft aus den tieferen Schichten nachzieht. Etwas komplizierter wird es mit der Berg- und Talwindzirkulation, weil hier auch die unterschiedlichen Neigungen resp. die Topografie und der Talquerschnitt eine Rolle spielen. Ich einem engen Tal mit stark zur Sonne geneigten Hängen wird die darin liegende Luft stärker erwärmt als in einer vergleichswiese ebenen Fläche respektive weitem Tal.

In den Schweizer Alpen kommt es vielerorts vor, dass zwei unterschiedliche Täler bezüglich den genannten Faktoren zu einem Pass zusammen laufen. So strömt die Luft in einem Tal viel stärker Richtung Pass als im anderen, was dazu führen kann, dass der stärkere Talwind den schwächeren Talwind nach Überfliessen des Passes verdrängt und so zum Bergwind wird! Der bekannteste Bergwind ist der Maloya-Wind. Hier verdrängt der kräftige Bergeller Talwind nach Überfliessen des Maloya-Passes den eher schwachen Talwind des Oberengadins. So weiss der erfahrene Pilot, dass er bei einem Start in Samedan auf der Piste 21 an schönen Tagen in ein Lee kommt, wenn er weiter Richtung St. Moritz fliegen würde. Dieser erfahrene Pilot lernt aber auch in seiner Ausbildung, dass er zuerst Höhe gewinnen muss, bevor er in das ansteigende Oberengadin Richtung Maloya fliegt. Neben diesem bekannten Beispiel gibt es noch duzende weitere Pässe, bei welchen eine fluggefährliche Leewind-Situation entstehen kann (Oberalp, Furka, Grimsel, Simplon um nur einige wenige zu nennen).

Die Taktik des überhöhten Einfliegens (mindestens Passhöhe plus 1000ft) in ein ansteigendes Tal mit Überflug des Passes ist ein wichtiger Grundsatz, um genau solch gefährliche Leewindsituationen (neben der schlechten Steigleistung aufgrund der hohen Density Altitude) zu vermeiden.

Tous les pilotes vous le diront : quoi de plus beau qu’un vol dans les Alpes ? Mais attention : la météo peut rapidement jouer les trouble-fêtes, même lorsqu’il n’y a pas un seul nuage à l‘horizon ! Il n’est pas question ici de mauvaise visibilité, de nuages bas, encore moins d’orages mais d’un danger invisible : le vent.

On connaît le phénomène des brises de pente décrit par les manuels : sous l’effet du soleil, une masse d’air située le long d’une pente se réchauffe, monte et aspire la masse d’air des couches inférieures. Or, dans les Alpes, la situation est un peu plus complexe car la topographie et la largeur des vallées influencent aussi le régime des brises : dans une vallée étroite dont les versants sont très exposés au soleil, les masses d’air se réchauffent plus intensément que lorsque les versants sont moins pentus et la vallée plus large.

Dans les Alpes suisses, il arrive fréquemment qu’un col réunisse deux vallées qui diffèrent quant à leur largeur et à la pente de leurs versants. Dans ce cas de figure, l’air circule plus rapidement en direction du col dans une vallée que dans l’autre si bien que la brise de vallée (ascendante) la plus forte franchit le col, balaye la brise de vallée la plus faible et se mue alors de l’autre côté du col en brise de montagne (descendante) ! Ce phénomène se rencontre par exemple au col de la Maloja, avec le célèbre vent de la Maloja. À cet endroit, la faible brise venant de la Haute-Engadine ne fait pas le poids face à la brise soutenue montant du val Bregaglia qui s’engouffre au-delà du col. Un pilote expérimenté sait qu’en décollant de la piste 21 de l’aérodrome de Samedan par beau temps il se retrouvera sous le vent s’il prend la direction de Saint-Moritz. Mais ce même pilote aura aussi appris lors de sa formation qu’il devra d’abord prendre suffisamment d’altitude avant de voler vers l’amont de la vallée de la Haute-Engadine en direction du col de la Maloja. Outre la Maloja, il existe des dizaines de cols où une zone de vol sous le vent, potentiellement dangereuse, est susceptible de se créer : Oberalp, Furka, Grimsel, Simplon, pour n’en citer que quelques-uns.

Afin d’éviter ces zones piégeuses (et aussi pour pallier la perte de performance en montée due à l’altitude-densité élevée), les pilotes veilleront à observer la règle suivante : lorsqu’il est prévu de franchir un col situé en amont d’une vallée, s’engager dans la vallée avec une marge d’altitude suffisante (altitude du col plus 1000 pieds au moins).


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